16 mars 2008
Chateau d'Aguilar (Tuchan (11))
voici un petit reportage photo sur le chateau d'Aguilar de Tuchan dans l'Aude.
Le chateau vu d'une aire de repos entre Tuchan et Vingrau.
détails du Chateau
Dans la chapelle
Dans le coeur du chateau
Vue plongeante
La Torre del Far, au loin...
Paysages des environs de Tuchan et de Vingrau
15 août 2007
la cité de Carcassonne
Carcassonne n'est pas dans la région proche de Perpignan, je sais, mais c'est tellement beau que je ne peux résister. Et puis ça n'est qu'à 120 kms...
cliquez sur les photos pour agrandir
une gargouille
l'entrée
le chateau comtal
Tour d'époque romaine
tour médiévale
Les Lices
Rennes le Chateau
Le petit village de Rennes le Chateau ne possède pas de Chateau Cathare proprement dit. Mais, l'histoire de ce village est tout bonnement incroyable...
En 1885, l'abbé saunière est nommé curé du village.
Tous y est quasiment en ruine. Il décide de faire des travaux dans l'église. Dans le sol, les ouvriers découvrent une cache et un chaudron.
Saunière dira qu'il se trouve à l'intérieur des médailles sans grandes valeurs...
on découvre aussi 3 parchemins avec des textes codés tirés de l'évangile.
L'évèque de Carcassonne lui même, lui offre un voyage à Paris pour qu'on analyse ces parchemins.
Dès lors, la légende va prendre. Il fera de nombreux voyages, des hommes très connus et de renoms, à l'époque, viendront au village et lui offrent de l'argent (de grosses sommes)
Mais pourquoi ??
Quel était son secret ?? qu'a t-il découvert réellement ?
Le trésor des Templiers ??? Celui des Cathares ???
Un secret que voudrait cacher l'Eglise comme la remise en cause des évangiles ??
La tombe du Christ ? L'arche D'alliance ??
Le secret de la Pierre philosophale ?
En tout cas, avec ces sommes, il va construire de nombreuses choses au village (villa, tour, jardin exotique...). Tous ces travaux auraient couté plus de 650 000 Franc or (1 300 000 € à peu près) et ce n'est surement pas pour rien ou pour ses beaux yeux qu'on l'a financé.
Le mystère est toujours d'actualité....
voici un site qui pourra vous intéresser
http://www.renneslechateau.com/francais/ete2007.htm
L'église
La tour Magdala
le chateau de Lapradelle-Puilaurens
Situé dans l'Aude sur la route Carcassonne, ce Chateau Cathare est perché très haut.
25 juin 2006
Le Chateau du Quéribus
Cette vue est prise du haut du Chateau de Peyrepertuse. (Zoomée)
En Pays Cathare - 2è partie
Le Chateau de Peyrepertuse :
Le site de Peyrepertuse a été occupé à l'époque romaine, dès les débuts du Ier siècle avant J.-C.
La première mention du château date de 1070, à une époque où le Pérapertusès était dans la mouvance des comtes catalans de Besalù. Passé ensuite dans le domaine des comtes de Barcelone (1111), le château devient un fief de la vicomté de Narbonne. Au cours de la croisade contre les Albigeois, Guillaume de Peyrepertuse, ne voulant pas faire sa soumission, est excommunié en 1224. Après l'échec du siège de Carcassonne, Guillaume se soumet et le château devient possession française en novembre 1240. Deux années plus tard, Saint Louis ordonne la réalisation de l'escalier qui porte son nom aujourd'hui. Dans les années 1250-1251, le donjon Sant-Jordi est en cours de construction, on réaménage aussi le Donjon Vieux et l'église Sainte-Marie qui existait antérieurement.
Avec le traité de Corbeil (1258), Peyrepertuse devient l'une des forteresses royales françaises avancées sur la frontière du royaume d'Aragon. Et, en 1285, le château sert de résidence forcée à des notables de Perpignan, lors de la guerre de Philippe le Hardi contre les Catalans. En 1355, il est remis en état de défense, et en 1367-1368, Charles V, roi de France, autorise Henri de Transtamare, prétendant au trône de Castille, à se réfugier dans le château après la defaite de Navaretle. L'année 1542 voit Peyrepertuse sur pied de guerre. Jean de Graves, seigneur de Sérignan, s'empare du château au nom de la Réforme, il est pris et exécuté avec quatre compliœs. Déclassé comme place frontière par le traité des Pyrénées (1659), il perd son intérêt stratégique. Peyrepertuse est alors occupé par une faible garnison de «mortes-payes» commandée par un officier subalterne, tout en conservant un gouverneur nominal. Il est abandonné aux premières années de la Révolution et vendu comme Bien National en 1820. En 1950 commencent les premières campagnes de consolidation du monument.
En Pays Cathare - 1ère partie
Petite escapade en Pays Cathare afin de photographier deux magnifiques chateaux Cathares (malheureusement en ruines).
Il s'agit du Chateau de Quéribus et du Chateau de Peyrepertuse.
Le premier est à la limite des départements des Pyrénées-Orientales (66) et de l'Aude (11) et le deuxième est un peu plus dans l'Aude à une dizaine de Kms de Quéribus.
Mais qu'est ce que le Catharisme ?
LA DOCTRINE CATHARE
Du XIe siècle au XIVe siècle, le Languedoc fut la terre d'élection de ce qu'on appelle aujourd'hui le catharisme, église hérétique strictement organisée avec une hiérarchie, une doctrine et des rites. La répression du mouvement au XIIe siècle a profondément marqué l'histoire du Languedoc qui devint, dès lors, commune avec celle du royaume de France. Même si les origines de cette religion se perdent dans un labyrinthe d'origines orientales, l'église cathare aura réussi, pendant 70 ans, à se structurer avant de disparaître sous les coups de l'Inquisition. Si les parfaits se recrutent le plus souvent dans le milieu de l'artisanat et du négoce textile, les réunions de prières ou de confessions publiques connaissent un grand succès. Les femmes ne sont pas exclues qui fondent de leur côté des communautés de parfaites. Et tout cela sous la protection de grands seigneurs tels Roger Trencavel vicomte de Béziers et Carcassonne, Raymond Roger, comte de Foix.
On définit les cathares comme des chrétiens dualistes. Ils n'avaient pas de lieu de culte, peu de sacrements et niaient l'eucharistie. On définit cette église hérétique comme un christianisme médiéval dans lequel, le clergé, les bons-hommes rejetaient le Pape de Rome, symbole du mal qui persécute et excommunie.
L'incarnation du Christ
L'essentiel de la différence avec les catholiques réside dans le refus de l'incarnation du Christ, de sa réalité charnelle, de sa passion et de sa résurrection en quelque sorte "matérielle". En essayant de traduire la relation concrète de ces événements par le concept de "bonne nouvelle", les cathares ne font que déplacer le problème sur le plan "symbolique". Si l'enseignement et les rites de l'église catholique reposent sur le sacrifice rédempteur de Jésus, les Cathares lisent autrement les écritures et pour eux le Christ est venu délivrer un message, offrir aux hommes la clef de leur salut. De nature divine il ne s'est pas incarné mais n'a pris que l'apparence humaine. Dieu n'aurait pas permis qu'il subît l'affreux supplice de la croix. Les tortionnaires du Golgotha n'ont crucifié qu'une ombre. Il n'y a donc pas eu rédemption mais appel. Jésus est venu tirer les âmes déchues de leur sommeil et leur proposer un modèle de vie. Il a attisé les étincelles divines enfouies dans le corps de chacun. La fin du monde ne sera pas catastrophique mais aura lieu progressivement avec le départ des âmes sauvées ; Satan restant seul dans son néant.
Le Quéribus :
Description
Le château, bâti sur un impressionnant piton rocheux (728m), est le dernier îlot de résistance de la croisade contre les Albigeois (1255). Avec son donjon polygonal de deux étages, la salle inférieure et la haute salle gothique voûtée d'ogives retombant sur un puissant pilier circulaire excentré s'épanouissant en "palmier", ses fortifications en chicanes (intenables par grand vent) et ses escaliers suspendus, la forteresse semble prolonger le rocher sur lequel elle se perche. Comme des tours sarrasines surveillant l'horizon. Quéribus constitue, avec Puilaurens, Peyrepertuse et Aguilar, des sites frontières de défense de la frontière franco-aragonaise issus du traité de Corbeil (Essonne) de 1258. Quéribus est lié à Chabert de Barbeira, savant en matière de fortifications qui commandait la citadelle, défiant Rome et le roi de France. Quéribus fut le refuge des derniers cathares comme l'évêque de Termes en 1231 avant leur exil en Italie. En 1239, le régent du royaume d'Aragon avait vendu la place à Louis IX, mais il restait à le conquérir. Finalement Chabert de Barbeira dut céder sans force en 1255 et abandonna Quéribus à Saint-Louis. Quéribus a donc été, pour cette raison, tenu à l’écart de la croisade contre les albigeois puisque passé directement, d’Aragon aux mains de Saint Louis, ce qui ne l'empêcha pas pendant 11 ans d'accueillir les chevaliers “faydits” fuyant Montségur. Aujourd’hui, le traité des Pyrénées de 1659 a fixé les limites beaucoup plus au Sud. Quéribus restera une forteresse occupée par l’armée. On y retrouve des canonnières, des meurtrières, à l’abri de trois enceintes encadrant le donjon polygonal placé au point culminant.
source: les cathares.free.fr
LA LUTTE CONTRE LES CATHARES
Il faudra 50 ans pour venir à bout de l'hérésie cathare. Tout commence en 1204 lorsque le pape Innocent III envoie trois légat prêcher contre les albigeois. Quatre ans plus tard l'assassinat de l'un d'eux déclenche la première croisade sous le commandement de Simon de Montfort. La guerre sainte va durer 20 ans. Mais si les citadelles tombent, l'hérésie n'est pas vaincue. En 1226 une seconde croisade commence avec à sa tête le roi de France en personne. Mais l'hérésie résiste et c'est l'inquisition qui prend les choses en main et est confiée aux dominicains. Les derniers albigeois tentent de résister dans des forteresses inaccessibles, Montségur, Puilaurens, Quéribus. La guerre albigeoise se termine en 1255 avec la prise de Quéribus, dernier bastion du catharisme.



































